Groupe de travail

Finance et Entreprise

Groupe thématique piloté par Jean-Marie Brandt docteur en sciences économiques et en théologie, formateur au Service de formation des adultes de l’Eglise catholique dans le canton de Vaud et l’Université populaire de Lausanne, en lien avec la pastorale oecuménique vaudoise du monde du travail et l’Association Chrétiens au travail.

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Site personnel de Jean-Marie Brandt: www.pleiade.ch

L’interrogation du groupe porte sur l’analyse de la crise de 2007 – 2008 en tant que symptômes d’une crise des valeurs qui mine les acquis occidentaux en matière de mieux vivre (dimensions économique et sociétale) et de bien-être (dimension politique et spirituelle). L’interrogation proposée va maintenant porter sur le diagnostic des 10 ans de crise et les enjeux qu’elle suscite, en particulier sur le phénomène de disruption qui parait tel le golem succéder à la crise.

Le groupe estime que la crise est l’opportunité de se remettre en question par rapport à la gestion des ressources au sens le plus large. Les critères définis par la Doctrine sociale de l’Eglise permettant de s’adapter et d’évoluer en cas de crise, tel par exemple celui de Bien commun, paraissent plus éloignés, voire obsolètes en cas de disruption. Il est proposé au groupe d’approfondir la notion de disruption, de définir son degré de pertinence dans l’actualité, et d’évaluer en parallèle le degré de pertinence des concepts ci-dessus.

Champ d’application

Le champ d’application de la recherche se concentrera sur les entreprises, analysées comme témoins ou acteurs de la démarche économique. La finance est prise comme témoin ou actrice de la disruption en cours.

L’une des cibles sera, avec les GAFAM (Google, Apple, FaceBook, Amazon, Mircosoft), les entrepreneurs type Silicone Valley et leur signification aux plans de la financiarisation générale des moeurs, de la polarisation des recherches scientifiques sur la gestion financière du risque et du temps, de la combinaison de la puissance financière, de la technologie et de la communication, en vue de la prétendue édification d’une société nouvelle avec un homme standard (bienheureux!).

Une autre cible sera les conséquences de ces tendances sur l’entreprise en général et sur l’emploi en particulier.

L’idée est de dégager les matériaux nécessaires à aider à un discernement pratique et une prise de responsabilité par rapport à l’avenir, en travaillant sur le concept de dignité de l’homme et en remontant à la source du Bien commun et de la Doctrine sociale de l’Eglise pour en aborder la pertinence dans le cadre de l’évolution qui se déroule sous nos yeux.