Plus de 25 personnes ont pris part début mars à une réunion d’échanges sur le thème de l’Economie de François qui a mis en évidence certaines attentes des participants. Coup d’œil.

Organisée conjointement par la Plateforme Dignité et Développement, l’Université de Fribourg et le Centre catholique romand de formation en Eglise (CCRFE) sous la baguette de fr. Jacques-Benoît Rauscher, dominicain assistant du professeur Thierry Collaud, la réunion s’est tenue dans les locaux du CCRFE.

Alors que circulaient sandwichs et boissons en abondance, l’organisateur a commencé par rappeler plusieurs éléments de la pensée du pape François  et de la doctrine sociale de l’Eglise sur l’économie, à savoir par exemple que l’homme et l’ensemble du vivant doivent être au centre du système économique et que nous sommes tous des gestionnaires de la création. Il est important de faire connaître aujourd’hui la position de l’Eglise sur l’économie car on n’ose plus penser ces questions de justice sociale et d’économie juste. Or le pape considère qu’un chrétien ne doit pas se laisse aller à la fatalité. Dans le même sens, fr Rauscher s’est demandé comment susciter un élan créatif plutôt que de se dire que c’est perdu d’avance. En fait il ne s’agit pas seulement de réfléchir, mais d’avoir des initiatives.

Ensuite, Pascal Ortelli, jeune théologien en charge des éditions livres à St Augustin, a informé que l’éditeur entend créer une communauté de chercheurs de sens en Suisse romande, une sorte de laboratoire d’idées qui pourrait collaborer avec la Plateforme Dignité & Développement dans la mesure où celle-ci se penche sur les dilemmes éthiques que des professionnels peuvent rencontrer dans leurs activités. Il sera par ailleurs envoyé en mission par ladite plateforme avec trois autres jeunes, à savoir Lionel Avanthay, Nicolas Etter et Mihovil Buljan, aux journées d’Assise sur l’ «Economie de François» qui ont été déplacées en novembre.

Pour sa part, le professeur Thierry Collaud a invité à chercher en Suisse romande des éléments de justice sociale, à répertorier les mouvements économiques nouveaux, à l’exemple d’un réseau de travail sur l’économie sociale et solidaire mis en évidence par Jean-Claude Huot. «Notre responsabilité est aujourd’hui plus grande, a confié Claude Diday, parce que nous savons et nous avons d’autres moyens pour agir et trouver des pistes ». Pour lui, tout est déjà écrit dans la doctrine sociale de l’église, mais il faut la mettre à la portée du plus grand nombre en la traduisant dans un langage accessible.

Des échanges en petits groupes ont clôt la réunion dans la convivialité à la cafétéria du CCRFE.

 

Roland Leimgruber
Coordinateur
Plateforme dignité & Développement