Evénements de la Plateforme

L’option préférentielle pour les pauvres: quelles interpellations pour nous?

 

4e atelier transversal de la Plateforme
Ouvert à tous les intéressés, participation libre et gratuite

Jeudi 8 novembre 2018, 18h00 – 20h30
Lausanne, salle paroissiale du Sacré-Coeur (ch. de Beau-Rivage 3
Document de travail

L’option préférentielle pour les pauvres est au cœur de la vie de l’Eglise. Mais qu’est-ce que cela signifie pour nous aujourd’hui en Suisse ? L’objectif de cet atelier est d’échanger sur la manière dont nous rencontrons les personnes en situation de pauvreté et les conséquences que cette rencontre a pour notre foi et notre vie dans la cité.

Nous bénéficierons de l’apport de l’abbé Dominique Gagnon. Venu du Togo, ayant vécu lui-même la précarité, il a fait une thèse sur la théologie du pauvre dans le contexte de la globalisation. Un autre apport sera fait par Isabelle Reuse, responsable du service Solidarité et diaconie de l’Eglise catholique dans le canton de Fribourg. 

Avec le Pape François (et ses prédécesseurs, en particulier S. Jean-Paul II) , l’option préférentielle pour les pauvres est remise au coeur de la vie de l’Eglise. C’est une catégorie théologique en soi; une forme spéciale d’attention et de priorité dans la pratique de la charité chrétienne.

Dans son exhortation programmatique La joie de l’Evangile, le pape Francois  clame:

Je désire une Eglise pauvre pour les pauvres. Ils ont beaucoup à nous enseigner (EG n° 198).

Dans son dernier texte sur la sainteté Gaudete et Exsultate, il réaffirme que:

dans cet appel à le reconnaître dans les pauvres et les souffrants se révèle le coeur même du Christ, ses sentiments et ses choix les plus profonds, auxquels tout saint essaie de se conformer (GE n° 96).

A ce titre, il supplie “les chrétiens de les accepter et de les recevoir avec une ouverture d’esprit sincère, “sine glossa”, autrement dit, sans commentaire, sans élucubrations et sans des excuses qui les privent de leur force” (GE n° 97). Dans son Message pour la deuxième journée mondiale des pauvres, il nous invite à “un sérieux examen de conscience pour saisir si nous sommes réellement capables d’écouter les pauvres (n° 2) et d’agir en conséquence. Ainsi, en réaffirmant que “le tout est supérieur à la partie”, il nous pousse à élargir le regard et à privilégier le modèle du polyèdre. La particularité de cette figure géométrique est de faire confluer plusieurs arêtes  en un seul point. Autrement dit, le polyèdre donne une place à chaque élément, tout en conservant son originalité.  Il permet de recuillir le meilleur de chacun, tant dans nos actions politiques, pastorales ou sociales, etc. que dans nos actions individuelles et familiales.

Mais qu’est-ce que cela signifie pour nous ? Comment cela se traduit-il et se vit aujourd’hui en Suisse ?